samedi 2 octobre 2010

écrire: en cours

Ils ne parlaient plus.

Ils criaient.

Ils criaient dans leur sommeil, un long cri rauque et terrifié qui réveillait leurs compagnes.

Lorsqu’ils se rendormaient, ils en perdaient le souvenir.

A leur réveil, ils ne parlaient plus.

Les femmes, alors, pour les rassurer, leur caressaient longuement la nuque. Ils gémissaient comme des enfants plaintifs. Certains parvenaient à pleurer. Certaines de leurs femmes léchaient sur leur visage ces pleurs, avec la tendresse des guenons pour leurs petits.

Ils semblaient avoir oublié ce qu’être un homme signifie.