ne pas jeûner, le jour de kippour,
mais: participer au repas de fête qui clôt le jeûne
et: le lendemain encore, se régaler des restes.
hier, mon oncle, à qui je demande, comme chaque année, la signification de cette fête, me répond que c'est ce jour-là que les noms de ceux qui vont mourir dans l'année sont portés sur la liste. c'est encore ce jour-là que se décide leur accès (ou non) au paradis.
d'où la nécessité* de faire "profil bas" (le dictionnaire du judaïsme dit "s'humilier pour expier"): jeûner, prier, demander ainsi pardon à Dieu, et aussi aux autres, pour pouvoir prier la conscience pure.
dans notre famille, où certains sont juifs et d'autres pas, mais où personne ne pratique de toute façon, tous - ou presque - jeûnent cependant. je crois que les plus âgés craignent un peu Dieu, même s'ils n'y croient pas. quant aux autres, peut-être jeûnent-ils simplement pour éviter, le lendemain, de se régaler des restes sans avoir fait le simple effort de jeûner la veille.
*le dictionnaire du judaïsme, lui, ne parle pas des noms portés sur la liste, et ne présente donc - évidemment - pas le jeûne comme fruit d'une nécessité ou d'une attente.